L'anorexie
L'anorexie mentale fait partie des troubles de l'alimentation ou des troubles du comportement alimentaire (TCA) tout comme la boulimie et l'hyperphagie.
La personne qui souffre d'anorexie mène un combat acharné et dangereux contre toute prise de poids. Elle est la victime de nombreuses peurs irraisonnées pouvant s'apparenter à de véritables phobies en lien avec les conséquences de s’alimenter, comme prendre du poids ou devenir obèse. Le résultat est une restriction alimentaire obstinée et souvent dangereuse.
Il n'y a pas de cause unique aux troubles alimentaires, mais certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres d'en être affectées.
Les facteurs de risque comprennent ce qui suit :
- faible estime de soi ou sentiment de ne rien valoir
- impression de manquer de contrôle, Sentiment d'impuissance
- perfectionnisme
- relations familiales difficiles
- antécédents de mauvais traitements ou de traumatismes
L'anorexie mentale est à distinguer de l’anorexie qui est une simple perte de l’appétit, plus ou moins temporaire, pouvant être consécutive à une maladie ou un état anxiogène.
Elle est l'un des trois symptômes des altérations de l'état général. C'est un symptôme dont les causes peuvent être extrêmement variées. Elle peut être causée par différentes maladies organiques telles que des cancers, un grand nombre d'infections bactériennes ou virales, des troubles du métabolisme, etc.
Elle peut aussi avoir des causes psychologiques :
dépression, anxiété, thématique de certaines psychoses et névroses, choc émotionnel.
Cela peut être aussi un effet indésirable induit par un certain nombre de médicaments ou d'autres produits actifs :
amphétamines et apparentés, antidépresseurs, antibiotiques, différents stimulants, ou, par le sevrage de certains autres : cannabis, corticoïdes.
Enfin, diverses causes difficiles à classifier peuvent aussi provoquer l'anorexie : entrainement physique, mal aigu des montagnes, période post-opératoire d'une amygdalectomie ou d'une adénoïdectomie, hypervitaminose D, hypervitaminose A, carence en vitamine B1, B6, B8, en zinc.
Aucune de ces listes n'est limitative.
Quelle que soit l'origine, lorsqu'elle dure trop longtemps, elle est source de dénutrition, éventuellement compliquée de malnutrition, avec toutes les conséquences graves, à moyen ou long terme irréversibles ou fatales, que cela peut impliquer.
L'anorexie mentale se caractérise par une restriction des apports alimentaires durant plusieurs mois, voire plusieurs années, conduisant à une perte importante de poids associée à un certain "plaisir de maigrir" et une peur intense de prendre du poids. La personne souffrant d'anorexie mentale a le sentiment d'être toujours en surpoids et cherche à maigrir par tous les moyens.
Cela passe par :
- le contrôle des calories de tous les aliments consommés
- une pratique souvent intense d'activité physique qui génère chez la personne des émotions positives et participe à l'amaigrissement
- une perception perturbée de l'image de son corps et ne reconnaît pas la gravité de sa maigreur
L'anorexie mentale peut être associée à des conduites boulimiques.
Cette obsession de la perte de poids sous l’influence de facteurs psycho–comportementaux fait de l'anorexie mentale une maladie relevant d’une prise en charge spécifique.
L'anorexie mentale est une maladie relativement rare (entre 0,9 et 1,5 % des femmes et 0,2 à 0,3 % des hommes).
Elle touche en majorité les filles (au moins 80 % des cas). Les pics d'apparition de la maladie se situent entre 13–14 ans et 16–17 ans. Toutefois, l'anorexie mentale peut apparaître dans l'enfance ou à l'âge adulte. Des troubles des conduites alimentaires sont parfois observés chez les nourrissons.
Ce type d'anorexie affecte toutes les catégories sociales.
Au moins 20 % des anorexiques présenteraient des conduites boulimiques associées avec des comportements compensatoires sous forme de vomissements.
Il existe des personnes plus susceptibles de souffrir d’anorexie mentale :
- les adolescentes au moment de l'apparition des modifications corporelles de la puberté
- les jeunes femmes après un régime restrictif suivi en raison d'un surpoids
- les mannequins
- les danseurs et sportifs, notamment de compétition
- les personnes qui présentent des maladies, impliquant un régime alimentaire pouvant être un facteur déclenchant (diabète de type I, hypercholestérolémie familiale...)
- Parents:
- - valoriser l'identité de chacun
- - réévaluer ses propres croyances sur la notion de poids "idéal", de conduite alimentaire…
- - ne pas encourager une personne qui s'installe dans la restriction alimentaire et l'hyperactivité
- - valoriser le plaisir dans les activités et la prise des repas
- - éviter les remarques sur l'apparence et la forme du corps
- - mettre en garde contre les médias qui propagent des mythes
- - encourager les enfants à ne pas se focaliser sur leur apparence
- - inciter tout adolescent(e) en situation de difficulté psychologique à consulter

L’anorexie en tant que parent tu ne le vois pas forcément de suite. Un anorexie a des combines pour cacher au départ. Et il est très difficile en tant que parent de faire comprendre à son enfant les nuisances de cette maladie. Caro
RépondreSupprimerOui, ce n’est jamais simple. Le soutiens, la patience sont de rigueur ainsi qu’une bonne aide extérieure.
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